
Cette semaine, j’avais envie de vous écrire une petite histoire (sous la forme d’une nouvelle). Je me suis dit que je n’avais pas encore publié d’écrit sur mon blog. Mais ce n’est pas raisonnable, car je dois avancer sur mes deux derniers exercices de mes cours d’écriture et ensuite me concentrer sur mon roman. Ce n’est pas le moment de me disperser dans la création de nouveaux personnages, d’une autre histoire, d’autres intrigues. Vous imaginez le cafouillis dans ma petite tête avec tous mes personnages qui cohabiteraient en attendant que je les fasse entrer en scène par ma plume. Pour schématiser tout cela, on pourrait imaginer Joe (personnage principal, tueur en série de la série YOU sur Netflix) attendre patiemment son tour sur une chaise pour entrer en scène à côté de Meredith Grey (de la série Grey’s Anatomy). Cela pourrait finir en carnage dans la salle d’attente 😊…
CQFD = je dois garder le cap pour atteindre mon objectif : écrire un roman.
Ne pas se perdre
Vous est-il déjà arrivé en voulant chercher de l’eau dans le frigo, par exemple, de revenir avec tout autre chose dans la main ? Car sur le chemin, vous avez ramassé une chaussette qui trainait, un verre sur la table et que finalement une fois arrivée au frigo, la tarte aux fraises vous a hurlé « mange-moi ! », vous avez donc choisi d’exécuter ses ordres. Plus sérieusement, dans la réalisation d’un projet on peut souvent bifurquer sur une autre voix. J’essaye de ne pas céder à la tentation, car écrire un roman est un travail de longue haleine. Je dois garder mon énergie pour ne pas renoncer en cours de route
Le syndrome de l’imposteur
Vous vous souvenez dans « l’épisode 3 : Être maman et vivre sa passion », je vous faisais part de ma participation au concours de la nouvelle George Sand. J’ai bien reçu la confirmation de mon inscription et depuis le syndrome de l’imposteur a pointé son nez.
Il se définit par une remise en question de ses capacités, et très souvent par une incapacité à attribuer ses réussites au mérite, en considérant que le facteur chance est à l’origine de ses succès. Pour ma part, il se traduit par une impression de ne pas être légitime pour participer à un concours.
Le terme a été inventé en 1978 par deux psychologues, Pauline Rose Clance et Suzanne Imes.
On parle plutôt « d’expérience » plutôt que de « syndrome ». 62% à 70% de la population l’auraient expérimentée au moins une fois (source : Passeport santé).
Par conséquent, je me demande si j’ai bien fait d’envoyer le texte. J’appréhende le jugement du jury. Mais tant pis, c’est fait.
Et vous, ressentez-vous parfois ce sentiment ?
Les personnes bienveillantes
C’est à ce moment-là que leur rôle est essentiel, j’ai un groupe WhatsApp « Le trio » qui suit de très près mes réalisations concernant l’écriture, mes ami(e)s, mes sœurs, mes collègues, m’encouragent dans mes aventures. Ils croient en moi, plus que moi parfois. Tous leurs encouragements m’aident à avancer quand Monsieur syndrome de l’imposteur frappe à ma porte.
Parler de son projet à son entourage
Le fait de parler de mes projets à mon entourage me permet de le rendre concret et de garder le cap. Les gens me demandent régulièrement où j’en suis. Ces échanges m’obligent à faire le point de manière inconsciente sur l’avancée de mes chantiers.
Le suivi de mon calendrier
Au début de mon projet, j’ai fixé une durée de vie jouable, en ayant pris le soin d’estimer les délais des grandes étapes. Régulièrement, je regarde mon calendrier. Je m’accorde des écarts, mais globalement, pour le moment, mon planning tient la route.
Point sur mon écriture, en passant du statut de confiné à déconfiné
On aurait pu espérer que, suite au déconfinement, j’aurais eu plus de liberté pour écrire…En fait, non, c’est pire. Mon mari a repris le chemin du travail. Je télétravaille certains jours et le reste des jours, je gère les devoirs des enfants. Je suis épuisée en fin de journée et je n’ai pas toujours le courage de travailler mes cours. Ainsi, je me retrouve à écrire mes articles à 23h30 le samedi soir…. Vivement que les choses reviennent un peu « à la normale ». Les écoles de mes enfants sont restées fermées. Jusqu’à maintenant, on formait un duo avec mon mari, l’un faisait les devoirs et l’autre s’occupait des autres enfants. Maintenant en solo c’est réellement le chaos :
Numéro 1, en CM2 me demande de lui imprimer ses devoirs (dix pages d’exercices). Toutes les quinze minutes, il souhaite que je le connecte soit à des vidéos YouTube pour ses cours, soit à sa classe numérique, soit à un site d’évaluation. Pendant ce temps-là, j’explique les multiplications à deux chiffres à Numéro 2, en CE2, avec sa petite sœur à côté qui veut absolument raconter une histoire à son frère. Ensuite, vient le moment des exercices, mince, Numéro 2 doit aussi regarder une vidéo sur internet, mais Numéro 1 est déjà sur l’ordinateur. Ce n’est pas grave, je décide d’aborder la conjugaison. Je regarde le plan de travail des cours de Numéro 2 et ne trouve pas les exercices. Je reste une dizaine de minutes sur ma boite mail pour vérifier que je ne suis pas passée à côté du mail avec les exercices de conjugaisons. Après des dizaines de minutes de fouilles, je m’aperçois qu’ils sont finalement sur l’application de la classe « Klassroom ». Résultat, une heure plus tard, nous n’avons pas beaucoup avancé. Quant à Numéro 3, on fera les devoirs plus tard …. Tout cela est véridique, authentique et raconté sans trucage #vismaviedemamanprof.
Et vous, le déconfinement vous a-t-il permis d’avancer dans vos projets ?
Je vous propose quelques astuces pour garder le cap.
Les astuces de maman bosseuse :
- Vous aurez de multiples occasions de bifurquer sur une autre route, essayez de garder votre énergie pour votre projet initial.
- Si vous souffrez du syndrome de l’imposteur : Dites-vous bien que vous n’êtes pas le/la seul(e) à ressentir ces émotions et que si vous n’essayez pas, vous ne saurez jamais ce que peuvent donner vos réalisations.
- En cas de coup de mou et de doutes, faites appel à votre réseau de personnes bienveillantes.
- N’hésitez pas à parler de vos envies à votre entourage, cela permet de les rendre concrètes et vous oblige à avancer.
- Jetez de temps en temps un coup d’œil sur le planning que vous aviez fixé au début de votre aventure. Soyez souple avec vous-même, les petits écarts ne sont pas graves.
- Pour conclure, je dirai surtout gardez le cap.
Merci à vous❤ !
Comme chaque semaine depuis plus de deux mois, je remercie en premier lieu ceux qui luttent chaque jour pour la destruction de ce virus et qui soignent les malades. Merci à ceux qui nous permettent de subvenir à nos besoins pendant cette période (hôtes/hôtesses de caisse, postières/postiers, éboueurs …). Merci pour ce que vous faites pour nous ❤.
Merci à vous chers/chères lecteurs/lectrices de prendre le temps de me lire,
Vous êtes déjà plus de 1800 lecteurs du journal d’une maman bosseuse.
Le Journal d’une maman bosseuse est lu en France, Canada, Maroc, Suisse, Belgique, États-Unis, Australie, Monaco, Indonésie, Espagne, Japon, Maurice, Mexique, Israël, Thaïlande, Allemagne, Colombie, Chine, Polynésie française, Portugal, Inde, Italie, La Réunion, Philippines.
Merci encore pour vos messages et témoignages.
À très vite, j’espère.
Pour me suivre :
Rejoignez la page Facebook : Journal d’une maman bosseuse pour être informé de la mise à disposition des articles et de l’actualité.
Rejoignez-moi sur Instagram : journal.maman.bosseuse , vous serez en immersion dans la vraie vie d’une maman bosseuse.
