
Aujourd’hui, je souhaite vous parler d’un sujet plus personnel : l’écriture, vous expliquer comment j’ai réussi à sauter le pas pour passer à l’acte : l’écriture d’un roman. J’espère que mon expérience peut inciter certains d’entre vous à réaliser un projet qui vous tient à cœur. Rejoignez-moi dans cette aventure en découvrant épisode par épisode le cheminement de la création de mon roman.
Mon appétence pour l’écriture et la lecture
J’ai toujours aimé le monde de l’écriture, la lecture. Enfant, je rêvais d’écrire un livre et je savais l’histoire que j’avais envie d’écrire. Je dévorais les livres, nous passions d’ailleurs beaucoup de temps à la bibliothèque avec mon frère et mes sœurs (quand nous avions fini de consommer les dessins animés du Club Dorothée).
Mes premiers pas à l’époque dans l’écriture se résument à écrire les évènements importants de ma vie sur différents petits carnets.
À la fin de ma troisième, lors d’un rendez-vous d’orientation, j’exprime mon souhait à la principale du collège d’envisager un métier se rapportant à l’écriture, le journalisme par exemple. Je ressens encore aujourd’hui l’intensité de son mépris dans ses paroles :
— Mais n’importe quoi ! c’est une voie complètement bouchée me dit-elle avec condescendance.
Depuis ce jour, je n’ai plus exprimé mon désir d’écrire, j’avais peur qu’un grand méchant loup dévore à nouveau un bout de mes rêves.
Le déclic
Plus de vingt ans plus tard, ce secret enfoui en moi resurgit. Précisément, en février 2019, je me rends compte que, plus j’observe mon fils (mon ainé, Marvin), plus je me reconnais en lui. Il a toujours un livre à la main, il écrit des histoires sur des petits carnets, des moments de vie. Il dessine et crée des BD. Je suis fière de lui et pense que lui (au moins) sera capable d’aller jusqu’au bout de ses rêves, car nous vivons une époque où la bienveillance est d’ordre pour cette génération. Un matin, j’ai eu un déclic, je l’observe de nouveau et me fait la réflexion suivante :
— Ce n’est quand même pas très sain de vivre son rêve à travers son enfant…pourquoi je ne me donnerais pas les moyens de le réaliser ?
La minute d’après, j’annonce la nouvelle à mes enfants et mon mari. Le lendemain, au travail, une collègue débarque dans mon bureau pour m’annoncer qu’elle va être éditée, je pris cette information comme un signe supplémentaire, il est temps pour moi de sauter le pas.
Les jours suivants
Les jours suivants, je me renseigne sur les ateliers d’écriture. Je comprends très vite qu’au vu de mon emploi du temps (déjà très) chargé je n’aurai pas envie de passer une partie de mon samedi après-midi en atelier d’écriture. J’opte pour des cours par correspondance. Pourquoi ce choix ? Parce que je suis de nature perfectionniste, et que j’apprécie avoir un cadre quand j’entreprends quelque chose de nouveau. J’ai la chance de travailler dans l’univers de l’édition et de la presse depuis bientôt vingt ans, c’est donc un environnement qui m’est familier, mais plutôt sur l’aspect marketing et commercial. Cette formation me permet de comprendre les impératifs d’un écrivain. En mars 2019, je commence l’aventure des cours d’écriture par correspondance.
S’organiser en conséquence
L’inscription au cours d’écriture m’a forcée à adopter une discipline de fer. Le soir vers 21h, après avoir administré des somnifères aux enfants (je rigole bien sûr, juste une petite goutte de rhum), je m’installe confortablement sur mon canapé (avec mon mari qui lui regarde la télé) et commence à travailler mes cours jusqu’à 23h. À l’heure où j’écris cet article, il est d’ailleurs 21h30. Le week-end, grâce à mon mari (et la compréhension de mes enfants, non là je mens 😊), j’arrive à dégager deux heures pour l’écriture. Aussi, je passe environ deux heures par jour dans les transports. J’ai donc le temps de lire, d’écrire, de réfléchir. Évidemment, j’ai fait des concessions pour arriver à tenir mes objectifs : je suis en retard sur la saison 2 de « YOU » diffusée sur Netflix, mon panier « Vente privée » est vide depuis quelque temps et enfin je limite mon temps d’écran inutile sur mon portable (je me suis d’ailleurs fixé un quota d’heure d’écran par jour).
Se fixer une échéance
Je me fixe deux ans pour réaliser mon projet. Je suis à mi-parcours. Le bilan est plutôt positif, à force d’écrire, j’ai amélioré mon écriture et j’ai pris confiance en moi. La création de ce blog vient renforcer ce sentiment. D’ailleurs, la production de mon roman avance : l’histoire se construit, mes personnages prennent vie, les paysages se dessinent.
S’entourer de personnes positives
Un point important qui me permet de maintenir ma motivation. Je me suis entourée de personnes positives. Quand je suis fatiguée ou que je doute de moi, j’ai la chance d’avoir des amis, une famille qui m’encouragent. Un simple : « Bravo pour ton dernier article ! » me donne l’impulsion nécessaire pour avancer.
Et vous, êtes-vous prêt à sauter le pas ?
Les astuces de maman bosseuse :
- Être prêt : est-ce le bon moment pour vous investir dans votre projet personnel ?
- S’organiser : intégrer le temps nécessaire pour votre projet en évaluant les possibilités de votre emploi du temps, ne pas hésiter à demander de l’aide à votre entourage si vous en avez besoin.
- Vous fixer une échéance (point important pour avoir la sensation d’avancer).
- S’entourer de personnes bienveillantes.
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